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Brais de houille

Fiche toxicologique n° 91

Sommaire de la fiche

Édition : Mars 2021

Pathologie - Toxicologie

  • Toxicocinétique - Métabolisme [19]

    A ce jour, il n'existe aucune donnée disponible concernant la toxicocinétique et le métabolisme des brais de houille. Les HAP composant ces brais sont bien absorbés, quelle que soit la voie d'exposition.

    Chez l'animal
    Absorption

    Il n'y a pas de données disponibles dans la littérature sur le métabolisme des brais de houille. Par contre, on sait que les HAP sont absorbés chez l'homme, par voies pulmonaire, gastro-intestinale et à travers la peau.

    Il n'y a pas de données disponibles dans la littérature sur le métabolisme des brais de houille. Par contre, on sait que les HAP sont absorbés chez l'homme, dans les poumons, le tractus gastro-intestinal et à travers la peau. Le pyrène est un composé toujours présent dans les mélanges d'HAP ; son métabolite, le 1-hydroxypyrène urinaire, peut servir d'indice d'exposition aux HAP Cependant, il faut noter que son taux urinaire varie avec la consomma­tion de tabac [9].

    Métabolisme

    Des informations sont disponibles sur le métabolisme de certains composés des brais de houille comme le benzo[a]pyrène (voir fiche toxicologique FT 144) et le pyrène, dont les métabolites hydroxylés 3-hydroxybenzo[a]pyrène et 1-hydroxypyrène respectivement, sont éliminés dans les urines.

    Surveillance Biologique de l'exposition

    Dans le cadre de la surveillance biologique des expositions aux brais de houille, deux indicateurs biologiques d’exposition peuvent être couramment utilisés :

    • en priorité le 3-hydroxybenzo[a]pyrène urinaire, métabolite du benzo[a]pyrène, présent dans les brais de houille. Cet indicateur est représentatif des HAP cancérogènes. Le dosage 16 heures après la fin de l’exposition (soit au début du poste suivant) reflète l’exposition de la veille, celui réalisé en début de poste en fin de semaine tient compte de l’accumulation au cours de la semaine de travail. Ce dosage nécessite une méthode d’analyse suffisamment sensible pour détecter des quantités de l’ordre du ng/L.
    • le 1-hydroxypyrène urinaire, métabolite du pyrène, un des composés majoritaires des mélanges d’HAP. Cet indicateur peut permettre d’évaluer le risque cancérogène si le ratio pyrène/benzo[a]pyrène du mélange est connu. Il est présent en quantité plus importante dans les urines, de l’ordre du µg/L. Le dosage réalisé en fin de poste et fin de semaine de travail reflète l’exposition de la semaine.

    Pour ces deux indicateurs, il existe des valeurs biologiques d’interprétation professionnelles et issues de la population générale adulte (monographies Benzo[a]pyrène et Hydrocarbures aromatiques polycycliques de la base de données Biotox [20, 21]).

    Dans l'interprétation des résultats on tiendra compte notamment du tabagisme et de l'alimentation (viandes grillées), sources d’HAP qui ne jouent un rôle que lors de faibles expositions professionnelles.

  • Toxicité expérimentale
  • Toxicité sur l’Homme
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