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Diéthanolamine

Fiche toxicologique n° 147

Sommaire de la fiche

Édition : Janvier 2025

Pathologie - Toxicologie

  • Toxicocinétique - Métabolisme [5, 14 à 17]

    La diéthanolamine est absorbée par toutes les voies d’exposition. Une fois dans l’organisme, elle s’accumule surtout dans le foie et les reins. Elle est incorporée dans les phospholipides membranaires « atypiques » de l'organisme. Son élimination est surtout urinaire, sous forme inchangée.

    Chez l'animal
    Absorption

    Chez le rat, suite à une exposition par voie orale à des doses uniques de diéthanolamine, l’absorption est complète : entre 20 et 30 % de la dose administrée est retrouvée dans les urines et environ 60 % dans les tissus, 48 heures après.

    Par voie cutanée, l’absorption augmente avec la dose appliquée chez la souris : lorsque les doses sont comprises entre 8 et 80 mg/kg pc, l’absorption percutanée varie de 20 à 60 % en 48 heures [17]. Les tests in vitro réalisés sur peau dermatomée ont montré que l’absorption percutanée était plus importante chez la souris (6,7 %) que chez le lapin (2,8 %) et le rat (< 1 %) [18].

    Aucune donnée n’est disponible par inhalation mais les effets systémiques observés suite à des expositions répétées par voie respiratoire traduisent son absorption.

    Le métabolisme du 2,2’-iminodiéthanol a été très peu étudié.

    On sait toutefois que le produit peut intervenir dans le métabolisme des phospholipides, par compétition avec la choline ou le 2-aminoéthanol : il peut être incorporé à leur place dans les phospholipides. Cette incorporation a lieu dans tous les tissus, mais particulièrement dans le foie. La structure et les propriétés des phospholipides ainsi formés sont différentes de celles des phospholipides normaux ; ils ont notamment une demi-vie plus longue et donc une plus grande tendance à s’accumuler. Ces phospholipides atypiques seraient susceptibles de transformer les mem­branes du réticulum endoplasmique dans lequel ils s’in­corporent et de modifier l’activité des enzymes impliqués dans la synthèse des phospholipides endogènes.

    Distribution

    Que cela soit par voie cutanée ou orale, la diéthanolamine se distribue dans tous les tissus examinés (tissus adipeux, cerveau, cœur, reins, foie, poumon, muscles, peau et rate), avec une accumulation plus importante au niveau du foie et des reins.

    Métabolisme

    La diéthanolamine est connue pour être incorporée dans les phospholipides membranaires. Son métabolisme passe par la formation de métabolites O-phosphorylés et N-méthylés qui vont entrer en compétition avec la choline ou le 2-aminoéthanol et être incorporés à leur place dans les phospholipides.

    Cette incorporation a lieu dans tous les tissus, mais particulièrement dans le foie. La structure et les propriétés des phospholipides ainsi formés sont différentes de celles des phospholipides normaux ; ils ont notamment une demi-vie plus longue et donc une plus grande tendance à s’accumuler. Ces phospholipides « atypiques » seraient susceptibles de transformer les mem­branes du réticulum endoplasmique dans lesquelles ils s’in­corporent et de modifier l’activité des enzymes impliqués dans la synthèse des phospholipides endogènes.

    Excrétion

    Suite à une exposition par voie orale, la demi-vie d’élimination de la diéthanolamine est d’environ 1 semaine.

    Chez le rat, elle est éliminée principalement sous forme inchangée dans les urines (22 % - 48 heures après une exposition unique de 7 mg/kg pc) ; suite à une exposition répétée, des métabolites N-méthylés sont aussi détectés dans une moindre proportion.

    Chez l'Homme

    Très peu de données sont disponibles chez l’Homme. In vitro, suite à l’application de formulations cosmétiques (shampoings et lotions corporelles) sur des échantillons de peau humaine, environ 0,1 % de la dose est retrouvée dans le liquide récepteur, après 30 minutes de contact. Lors d’applications répétées de ces mêmes formulations pendant 72 heures, 30 % de la dose initiale s’accumule dans la peau, avec seulement 1 % de la dose initiale ayant réussi à la traverser [19].

    Comme chez l’animal, la diéthanolamine est incorporée dans les phospholipides membranaires [20].

  • Toxicité expérimentale
  • Toxicité sur l’Homme
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