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Phénylhydrazine

Fiche toxicologique n° 109

Sommaire de la fiche

Édition : 2007

Pathologie - Toxicologie

  • Toxicocinétique - Métabolisme [2, 16]

    La phénylhydrazine est absorbée par toutes les voies ; une partie se fixe à l’hémoglobine des globules rouges. Elle est transformée complètement en plusieurs métabolites, dont trois sont identifiés, et éliminée dans les urines.

    Chez l'animal
    Absorption

    La phénylhydrazine est facilement absorbée à partir du tractus gastro-intestinal ou à travers la peau intacte. II semblerait que l’absorption pulmonaire soit moins impor­tante.

    Distribution

    Après absorption, une partie pénètre rapidement dans les globules rouges où elle réagit avec l’oxyhémoglobine pour former de la méthémoglobine, du phényldiazène, des radicaux phényle et des espèces réactives de l’oxygène qui provoquent des lésions des membranes cellulaires. Les radicaux phényle seraient responsables des effets sur l’ADN. Il existe peu de données sur la distribution tissu­laire.

    Métabolisme

    Les voies de métabolisation principales comportent une hydroxylation du noyau (avec conjugaison du produit formé) et une réaction avec les acides cétoniques présents dans l’organisme. Il n’a pas été mis en évidence de réac­tion d’acétylation, ni de décomposition en aniline ou en benzène.

    Après exposition orale, chez le lapin, la phénylhydrazine est complètement métabolisée par hydroxylation du noyau aromatique en p-hydroxyphénylhydrazine puis conjugaison, probablement avec l’acide glucuronique, et production de phénylhydrazones par réaction avec les céto-acides naturels.

    Excrétion

    La majeure partie du produit absorbé est éliminée dans les urines, assez rapidement d’abord, plus lentement ensuite. Chez le lapin, ayant reçu par voie orale 50 mg/kg de phénylhydrazine, 30 à 50 % du produit ingéré sont excrétés dans les urines en 48 heures, 40 à 60 % en 96 heures ; l’excrétion continue encore pendant une dizaine de jours. On retrouve peu de substance dans les tissus (10 % dans les érythrocytes au 4e jour). Les princi­paux métabolites urinaires identifiés sont la p-hydroxy- phénylhydrazine (présente sous forme de glucuronide) et les phénylhydrazones de l’acide pyruvique et de l’acide oxoglutarique. Ces 3 métabolites, retrouvés dans les uri­nes en 24 heures, correspondent respectivement à 17,2 %, 8,5 % et 5,2 % du produit ingéré, les métabolites non iden­tifiés représentant environ 8,2 % [6].

  • Toxicité expérimentale
  • Toxicité sur l’Homme
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