Pathologie - Toxicologie
-
Toxicocinétique - Métabolisme [1]
Le DPGME est rapidement absorbé par voies orale et respiratoire ; l’absorption cutanée est plus lente. Une fois dans l’organisme, il se distribue, notamment dans le cerveau, le foie et les reins. Les métabolites formés sont éliminés via l’urine ou dans l’air exhalé sous forme de CO2.
Chez l'animal
Absorption
Même si aucune donnée quantitative n’existe, les effets observés suite à l’inhalation (rats, 500 ppm pendant 7 heures) ou l’application cutanée (lapins, pansement occlusif, 9500 mg/kg pc, pendant 90 jours) de DPGME confirment son absorption.
Distribution
Le DPGME se distribue dans tout l’organisme, via la circulation sanguine, sans s’accumuler.
Métabolisme
Les voies métaboliques majeures sont la conjugaison aux sulfates et à l'acide glucuronique ainsi que l'hydrolyse du groupement méthoxy pour former le dipropylène-glycol.
L'hydrolyse en éther monométhylique de propylène glycol (PGME) puis en propylène glycol est considérée comme voie mineure.
Schéma métabolique
Fig 1. Métabolisme du DPGME (d’après [17]) (les molécules soulignées sont éliminées dans l’urine)
Excrétion
Chez le rat, suite à l’ingestion de DPGME radiomarqué (1289 mg/kg pc, rat mâle), 60 % de la dose est excrétée dans l'urine, essentiellement sous forme de métabolites (glucurono- et sulfoconjugués du DPGME, PGME, dipropylène-glycol et propylène-glycol), 27 % dans l'air expiré sous forme de CO2, et moins de 3 % dans les fèces, dans les 48 heures suivant l'administration [13].
Chez l'Homme
De manière générale, les éthers de glycol sont rapidement absorbés et distribués dans l’organisme, après ingestion ou inhalation ; par voie cutanée, l’absorption est plus lente mais la distribution est tout aussi rapide. In vitro, le flux percutané du DPGME pur a été estimé à 106 µg/cm²/h à travers de la peau dermatomée humaine [14, 15].
Leur excrétion est principalement urinaire et dans l’air expiré, une faible proportion étant retrouvée dans les fèces [16].
Le métabolisme des éthers de glycol se déroule en premier lieu dans le foie via les monooxygénases ; les voies métaboliques majeures sont les mêmes que celles décrites chez l’animal (Cf Fig 1).
-
Toxicité expérimentale
-
Toxicité sur l’Homme