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Oxyde de bis(tributylétain)

Fiche toxicologique n° 173

Sommaire de la fiche

Édition : Juillet 2021

Pathologie - Toxicologie

  • Toxicocinétique - Métabolisme [2, 7, 21]

    L’oxyde de bis(tributylétain) est absorbé par voies orale, cutanée et respiratoire puis largement distribué dans l’organisme. Il est principalement métabolisé au niveau du foie et des reins puis éliminé par les fèces et à un moindre degré les urines. Il agit en inhibant la phosphorylation oxydative dans la mitochondrie.

    Chez l'animal
    Absorption

    Chez la souris, l’absorption par voie orale d’oxyde de bis(tributylétain) représente au moins 35 % de la dose administrée (dose unique de 23 mg Sn/kg) [22].

    L’absorption par voie cutanée est de l’ordre de 10 à 15 % chez le singe, 7 heures après l’exposition à du TBTO non dilué [4]. De même, le passage cutané semble non négligeable chez le cobaye, en témoigne la toxicité systémique observée suite à une exposition au TBTO [23].

    L’absorption de l’oxyde de bis(tributylétain) par inhalation n’a pas été quantifiée, mais les effets induits suite à des expositions subchroniques au TBTO confirment son passage dans l’organisme.

    Distribution

    Chez le rat et la souris, l’oxyde de bis(tributylétain) se distribue essentiellement dans le foie et les reins mais aussi dans les tissus adipeux, les muscles, les poumons, le sang, la rate et le cerveau. Outre la barrière hémato-encéphalique, la barrière placentaire est franchie par l’oxyde de bis(tributylétain) ou ses produits de biotransformation.

    Métabolisme

    L’oxyde de bis(tributylétain) est principalement désalkylé par des systèmes enzymatiques hépatiques, avec production d’espèces débutylées (di- et monobutylétain). Ces métabolites subissent ensuite une conjugaison au glutathion avant d’être métabolisés en dérivés d’acides mercapturiques.

    Excrétion

    L’élimination est essentiellement fécale et secondairement urinaire, avec une première phase rapide suivie d’une phase lente. Malgré une demi-vie biologique de l’ordre de 20 à 30 jours, on n’observe pas, lors d’administration réitérée d’oxyde de bis(tributylétain), d’accumulation tissulaire du produit ou de ses métabolites [24].

    Chez la souris, environ 5 % d’une dose unique d’oxyde de bis(tributylétain) (180 µmol/kg), administrée par voie orale, se retrouve dans les urines sous forme d’étain 5 jours après administration [22].

    Chez le singe, la demi-vie d’élimination est comprise entre 3 et 8 jours [3].

    Surveillance Biologique de l'exposition

    Par analogie avec d’autres composés organostaniques, l’exposition au TBTO pourrait se traduire par une augmentation des concentrations urinaires d’étain mais aucune donnée spécifique à ce composé n’est disponible chez l’homme.

    L’étain est quantifiable dans les urines. Le 95ème percentile des concentrations urinaires mesurées dans la population générale en France est de 2 µg/g de créatinine (2,7 µg/L) chez l'homme et de 3 µg/g de créatinine (2,9 µg/L) chez la femme [26].

  • Mode d'actions [7, 21]
  • Toxicité expérimentale
  • Toxicité sur l’Homme
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