L'exposition aiguë peut être responsable d'une dépression du système nerveux central, d’une dépression respiratoire voire d’un collapsus cardiovasculaire. Une irritation de la peau et des muqueuses (oculaire et respiratoire) peut être notée. Les expositions répétées peuvent provoquer des atteintes neurologiques, psychiatriques, cutanées et digestives. Aucune donnée n’est disponible pour les effets génotoxiques, cancérogènes ou sur la reproduction.
Toxicité aiguë
Utilisé pendant longtemps comme sédatif et antitussif, le bromoforme a été à l'origine de nombreuses intoxications, notamment chez l'enfant.
Sa toxicité est plus marquée que celle du trichlorométhane, mais sa faible volatilité à température ordinaire limite le degré d'exposition en milieu professionnel. Il peut pénétrer dans l'organisme par voies respiratoire, cutanée ou accidentellement par ingestion.
L'ingestion provoque une sensation de brûlure de la bouche, puis une ataxie et une logorrhée suivie d'un coma aréflexique ; une dépression respiratoire et un collapsus cardiovasculaire caractérisent les cas graves. Les vomissements pouvant survenir lors de ces comas peuvent provoquer des fausses routes pulmonaires.
L'inhalation de petites doses entraîne une irritation des muqueuses avec tendance à l'hypersalivation, au larmoiement et une rougeur du visage ; à des doses plus fortes, apparaissent somnolence, ataxie, coma, convulsions et irritation pulmonaire pouvant aller jusqu'à l'œdème aigu.
Les projections oculaires et cutanées se traduisent par une simple irritation.
Toxicité chronique
Les signes observés lors d'imprégnations chroniques sont le fait d'accidents thérapeutiques (en milieu professionnel les taux sériques nécessaires pour obtenir une telle pathologie ont peu de chance d'être atteints).
Il s'agit de signes neurologiques (hyperréactivité ou somnolence), psychiatriques (hallucination, excitation, troubles de mémoire), cutanés (éruption acnéiforme, lésions pustuleuses) et digestives (anorexie, constipation). Une altération des fonctions hépatiques est également rapportée.
Le contact prolongé avec le liquide peut occasionner des dermatoses.